Mercredi 1 octobre
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19:30
Ce qui m’a poussé à dépenser six euros cinquante pour aller voir De la
guerre à part le fait de tester en public mon association inédite veste Yves Saint Laurent vintage et chaussures de drag queen était bien sur
l’idée extatique de pouvoir contempler pendant une heure trente sur grand écran l’intello névrosé des intellos névrosés, le plus excitant des hypokhâgneux de quarante cinq ans : Mathieu
Amalric. Rois et reines reste pour moi une sorte de perfection, L’histoire de Richard O avait l’immense mérite de montrer Amalric à poil et en action du début jusqu’à la fin du film.
Et bien il est terrible de voir que même lui, le héros fantasmatique par excellence des pétasses intellos, ne peut sauver ce film qui est, comment pourrait-on tourner cela élégamment, une
daube.
Il faut dire tout d’abord que Mathieu Amalric n’est pas seul, et il est plutôt mal
accompagné, dans un crescendo de fadeur et d’inutilité on trouve : Asia Argento, Guillaume Depardieu, Clothilde Hesme et la chiantissime nouvelle recrue du cinéma français Léa Seydoux. (les
deux derniers noms cités apparaissent dans le Top Ten des actrices françaises à euthanasier qui comporte aussi Virginie Ledoyen et Ludivine Seigner, un article est en cours à ce sujet.)
Séparément ils sont déjà difficilement supportables mais ensemble, c’est presque une provocation de la part du réalisateur.
L’histoire -s’il faut vraiment en passer par là- commence quand Mathieu Amalric, cinéaste dans le film, se retrouve une nuit
enfermé par erreur dans un cercueil, il ressort bouleversé de cette expérience transcendante et veut retrouver la jouissance de cette nuit sans pour autant « passer [sa] vie dans un
cercueil », il le répète trois fois, appréciez amis pétasses la force du propos. Et il a beaucoup de chance parce qu’il tombe par hasard sur Guillaume Depardieu -qui a un mal fou à dire son
texte ( pire que Léa Seydoux dans La belle personne ? oui, pire) -et qui accessoirement l’emmène dans une maison à la campagne, sorte de secte
pour réapprendre à jouir à l’ère de la crise économique tenue par Asia Argento.
Le film est ennuyeux au possible, les acteurs passent le plus clair de leur temps à se dandiner sur des musiques insupportables à l’oreille, mimant une pseudo transe seventies.
Le réalisateur essaye tant bien que mal d’intellectualiser tout ça en l’enrobant d’une sorte de rêverie sensuallo-poétique,
doublée d’un essai de réflexion philosophique sur le parallèle guerre/jouissance qui trouve sa justification dans les références au livre « de
la guerre » qui courent pendant tout le film.
Pas de scène d’orgie sexuelle qui aurait pourtant pu donner un intérêt au film, en même temps on comprend un peu quand Bertrand(
M.A.) refuse les avances de Léa Seydoux qui lui dit quelque chose comme « viens, on va faire l’amour, tu vas jouir bien et fort », ça fait peur d’autant plus que le réalisateur a eu la
bonne idée de la faire teindre en rousse pour donner sûrement une aura plus solaire au personnage, finalement c’est plus schwartzkopf que solaire.
Donc pour finir, on ne voit Mathieu Amalric à poil que dans une scène, ce qui ne constitue pas une assez bonne raison pour aller
voir le film.
Aude
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